Publié dans Lecture, Etre parents, éducation, être soi, Pleine Conscience

Mes lectures 2017 #32

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Ce livre est un doux mélange d’aide à l’éducation, de pleine conscience et de bouddhisme. Mais même si vous n’avez pas d’affinités avec le bouddhisme, ce livre peut vous intéresser et je vous le recommande.Il s’adresse aux mamans mais je pense que les papas peuvent y trouver leur compte aussi.  Sarah Napthali s’appuie sur des tranches de vie, des doutes, des difficultés avec nos enfants que nous avons tous pu connaitre en tant que maman et femme (dans le sens de compagne). Elle parle de la gestion des émotions des nôtres ou celles de nos enfants. Sarah Napthali raconte comme elle intègre la méditation dans sa vie.

Se faire du soucis est l’un des comportements les plus aptes à créer une accoutumance, obligeant notre esprit à habiter un monde futur imaginaire et sans joie. Cela ne laisse aucune place à la conscience de l’instant présent.

(…)

Bien souvent, nous apportons tant de bagages émotionnels dans une situation que nous ne voyons pas les simples faits. La méditation peut nous aider sur ce point en nous procurant de l’espace pour examiner à fond notre problème dans des conditions parfaites d’immobilité et de concentration.

Si par contre vous avez quelques affinités avec le bouddhisme comme moi, vous trouverez intéressant ce livre car elle aborde le bouddhisme de manière très claire.

En mettant l’accent sur l’impermanence, le bouddhisme nous aide dans ces moments-là à reconnaître que cette humeur passera, que nous ne resterons pas longtemps dans cet état et que nous nous pourrons être peut-être nous sentir tout à fait heureux, ne serait-ce que quelques heures plus tard; nous pouvons supporter cette situation dans l’immédiat et éviter de lui accorder une grande importance.

 

Encore un livre bienveillant, enveloppant que j’ai beaucoup apprécié.

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Publié dans art, Marotte

Exposition qui interpelle

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J’adore ce lieu d’exposition: une cathédrale reconvertie en salle d’exposition. Il y a un côté mystique qui se confronte avec quelque fois l’exposition proposée. J’aime ses vitraux, éléments incontournables de toutes les expositions. Quelquefois, ces vitraux font encore plus partie prenante de l’exposition avec son jeu de lumière et de couleur.

Souvent ce lieu de culture nous offre des installations, œuvre éphémère.

Cette fois-ci, l’exposition était sombre, pessimiste. L’artiste Al a mis sur les murs 12 grandes toiles connotées de colère, de sa colère contre ce monde rempli de violence, d’injustice, régi par les réseaux sociaux…

Au centre de la cathédrale, une horloge crépusculaire, le visiteur peut la tourner (ou pas) et le fait de tourner cette horloge ,un mécanisme s’enclenche et cela fait tourner 2 toiles recto-verso avec des danseuses: les 4 saisons.

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Publié dans Etre parents, GirlyMowgli, Mots d'enfant

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Cette année, en CE1, GirlyMowgli découvre l’écriture. Alors elle écrit, elle écrit et elle écrit. Elle a des carnets secrets, elle correspond avec ses copines, elle a fabriqué un herbier façon livre…

Cette fois-là, elle s’est lancée dans l’élaboration d’un cahier de formules et nous avions le droit de le lire. Afin de ne pas brimer son imaginaire, nous n4intervenons pas sur l’orthographe sauf si elle nous le demande sauf si son mot n’a pas le bon son. Alors quand j’ai lu le mot « Optiendre », j’ai fait ma petite remarque. Je lui ai montré son mot:

-C’est quoi ce mot?

Elle: – He bien! c’est optiendre quelque chose.

Publié dans Actu, éducation

l’effet « balance ton porc »

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Quand l’affaire Weinstein fut révélée, au début je l’ai regardée à la manière de « Closer ». Puis ce fut un tsunami « Weinstein », les langues se sont déliées et les femmes ont osé raconter, certaines ont enfin admis qu’elle étaient des victimes, elles se sont enfin sentis dans leur droit d’être victime.

Au milieu de ce tsunami, le hastag « balance ton porc » a mis en lumière tous ces actes de dominations masculines, d’instinct primaire…parce que c’est de ça que l’on parle.

J’ai eu l’impression que cela réveillait beaucoup de consciences. Et pas que des consciences féminines, une partie des hommes se sont rendu compte que ce n’était pas facile d’être une femme.(article «  je n’imaginais pas que c’était aussi dur d’être une femme. »)

Auparavant on avait conscience de cette violence faite aux femmes, un père a souvent peur pour sa fille, de ce qui peut lui arriver seule…Il y a des inquiétudes qu’un père a, vis à vis de sa fille qu’il n’aura pas avec un fils. Parce que tout le monde sait et tout le monde vit avec, c’est comme cela: un mec peut te balancer des remarques bien salasses dans la rue, un mec peut te peloter dans un bus, des mecs peuvent te coincer dans une rue pour t’imposer leur drague…. Et on le retrouve aussi dans certains milieux professionnels. Il y a tellement d’actes minimes à énormes qui sont là et c’est comme cela, cela fait partie du paysage.

Avec ce tsunami, j’ai fait un pas de côté et j’ai regardé et je me suis dit que c’était fou comme on peut banaliser des actes violents. C’est comme les fessées chez les enfants, c’est normal c’est un acte éducatif…

Je ne sais pas sur quoi cela va déboucher cette prise de conscience collective. « b20548d427e24d58a6dfd8a5d600e614–humour-quotes-belle »J’aimerais que cela ne retombe pas comme un soufflet, j’aimerais  penser que les lignes ont bougé. En tout cas c’est sûr, une partie (une petite partie) d’hommes ont peur pour leur virilité, pour leur domination. Cette minorité fait du bruit, cette minorité est à gerber. Quand on voit qu’une journaliste se fait menacer de tout et d’horreur parce qu’elle s’est révoltée contre une campagne de haine à l’encontre de deux militants féministes menée depuis le forum Blabla 18-25 du site jeuxvideo.com.  (article ICI)

Certains hommes ont peur et deviennent agressifs devant cette prise de conscience collective. Ils ont peur que la femme les dominent. Ils pensent en rapport de force, en domination. Mais franchement c’est une erreur cette étroitesse d’esprit. Le combat féministe est juste un combat pour obtenir l’égalité, le respect et non pas pour que les femmes dominent. L’homme et la femme sont complémentaires. Ce qui marche dans une équipe, c’est le mélange: l’homme et la femme n’abordent pas les problèmes de la même manière et c’est une force.

Il y a encore du boulot dans notre pays pour le respect envers les femmes. Mais il faut avoir conscience que tout se joue durant l’enfance, l’adolescence. L’éducation des enfants est la clé de voûte. Les parents de garçons ont un devoir majeur de les sensibiliser au respect des femmes.  Je trouve assez pertinent l’article  »Comment éduquer son fils pour qu’il ne vire pas «sale porc» »Comment éduquer son fils pour qu’il ne vire pas «sale porc»? ».

Alors non, il n’y aura pas de chasse à l’homme et vive les jeux de séduction. Mais dans la séduction, le jeu se joue à deux et arrêtons de banaliser toutes contraintes.

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Publié dans être soi, Coup de coeur

Un film sur la vie à la hauteur d’enfants

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Il pleuvait, ma fille vadrouillait ailleurs, j’ai eu envie de me payer un film et me mettre sous ma couette.

J’avais entendu parler de ce documentaire. Je connaissais Anne-Dauphine Julliand la réalisatrice car j’ai lu son livre « Deux petits pas sur le sable mouillé ». Dans ce livre, elle nous raconte la maladie incurable de Thaïs sa fille.

« Et les mistrals gagnants », c’est la continuité. Elle a filmé des enfants atteints de maladie grave. Elle les filme à leur hauteur sans misérabilisme. Bien au contraire, c’est un film solaire sur la vie.

Ces enfants nous donnent un belle leçon . Un des enfants dit « Rien n’empêche d’être heureux, même pas la douleur. »

J’ai beaucoup souri par leur spontanéité, leurs mots. Mais j’ai versé quelques larmes.

Publié dans être soi, Coup de coeur, Lecture, Pleine Conscience

Mes lectures 2017 #31

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Il y a des livres qui ne nous laissent pas indifférent. Il y a des livres qui résonnent longtemps en nous, qui nous habitent. C’est le cas pour celui-ci. En le fermant pour la dernière fois, je me suis exclamée : « Waouh! ».

Tara Brach n’est pas forcément connue par chez nous mais elle est célèbre aux États-Unis. C’est une thérapeute et bouddhiste (pionnière  du bouddhisme occidental). Ces deux éléments sont importants car ils se retrouvent dans  son livre. Elle s’appuie sur des anecdotes de ses patients et elle fait un lien avec le bouddhisme.
Avec ce livre, elle nous tend un main « Pour en finir avec cette haine de soi qui nous empoisse l’existence, Tara Brach (…), nous propose d’entreprendre une acceptation radicale de nous-mêmes ».

En s’appuyant sur ses anecdotes, elle nous propose de retourner à l’origine de ce qui nous embête, nous rend triste, nous met en colère. Et quand on a mis le doigt dessus, elle nous incite à l’accepter et à ne pas les juger: les identifier et les accepter

Regarde en face l’endroit de la blessure, sans vouloir la nier ni l’éviter, c’est prendre tendrement conscience de notre fragilité humaine. Cette attention de notre part ouvre la porte à la lumière de la sagesse et de la compassion.

Lorsque nous aurons accédé à cette acceptation radicale de soi, on arrêtera l’auto dénigrement, on arrêtera de se négliger. Et cela nous permettra de bien vivre ici et maintenant.

Je ne pense pas pouvoir vraiment vous transmettre ce livre à sa juste valeur car je ne m’en suis pas encore détachée. Avec ces quasi cinq-cents pages, il est complet.

Tara ponctue ces diverses parties par une médiation guidée sur le sujet évoqué: le « pouvoir du oui », « la souffrance », « la douleur »…Je ne vous cache pas que j’aurai bien aimé les avoir sur un CD pour pouvoir les écouter et méditer ensemble. C’est ma grande frustration de cette lecture.

Décider de se pencher vers la peur et de l’accepter peut sembler paradoxal. Or c’est parce que la peur est partie intégrante de la vie qu’y résister revient à résister à la vie. L’habitude de l’évitement s’infiltre dans toutes les dimensions de notre existence : elle nous empêche d’aimer aussi bien que nous en sommes capable, elle nous retient d’adorer la beauté qui est en nous et autour de nous, elle nous défend d’être présent à chaque instant. C’est pourquoi l’acceptation radicale de la peur est à l’épicentre de notre éveil spirituel.

« Merci à toi, mon frère de m’avoir offert ce magnifique livre. »

 

Publié dans apprentissage, école, GirlyMowgli

Une petite couche de plus…juste une petite

Je reviens sur le post où je me lâchais un peu sur la gestion du comportement dans la classe de ma fille (voir ICI).

L’enfant est revenue avec son classeur et j’ai eu la grande joie (Grrrrrrrr!) de prendre connaissance de ce fameux fonctionnement.

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Allez, je n’en dis pas plus, je vous laisse juger par vous même.

 

Alors cela vous inspire quoi comme commentaire?