Présent, pleine conscience

Les attentats et un futur émaillé de tueries nous obligent à modifier notre rapport au futur. Maintenant sur notre sol, nous ne sommes plus en sécurité, un dingue peut se mettre à rouler sur une foule ou se faire exploser pour atteindre un paradis peuplé de vierges.

Nos curseurs changent soit on psychote sur tout et on va mourir d’un cancer ou d’une maladie liée au stress; soit on modifie notre rapport au temps pour vivre « au mieux « avec cette épée de Damoclès.

Fin juillet, comme une évidence, la méditation et la pleine Conscience m’ont semblé être une solution. Une nouvelle alternative pour ma vie.
Vivre en pleine conscience c’est vivre ancré dans le présent. Le passé, le futur sont des moments de notre vie sur lesquels nous n’avons aucun pouvoir. Pour le futur, tout est hypothétique. Le seul moment de notre vie dans lequel nous sommes sûrs c’est bien le moment présent, ce qui est entrain de se passer, ce que nous sommes entrain de ressentir…
Vivre en pleine conscience ne veut pas dire ne pas planifier, ne pas faire des projets. Cela nous apprend à ne pas se laisser embarquer par le stress, les ruminations sur le futur, car le futur n’existe pas et il est hypothétique alors pourquoi s’angoisser. S’ancrer dans le présent permet de ne pas se laisse emporter par une narration interne qui raconte le passé et qui imagine le futur.

Alors j’ai repris le chemin de la méditation, le chemin duquel je m’étais éloignée depuis que ma fille est là. A l’époque, ce fut par le biais du bouddhisme. Cette fois-ci, c’est de la méditation pleine conscience. Je lis et surtout je me suis abonnée à une application: Petit Bambou

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Cette application est très bien conçue, je la trouve excellente. Tous les jours, elle m’accompagne dans ma médiation. Je médite le matin, 20 mn. Je me lève bien avant le réveil.

Pendant les vacances, durant presque un mois, je méditais toujours dehors, je trouvais cela vraiment agréable. Mais par la suite, il a bien fallu se résoudre à rentrer dans la maison. Mais il m’arrive de faire une méditation supplémentaire de 10 mn quand je me trouve dehors, dans la nature.
J’essaye d’appliquer les divers enseignements que distillent Petit Bambou. C’est avec une certaine discipline que je m’y attèle.

Depuis le 31 août, je médite tous les jours et j’en éprouve un immense plaisir et un réel besoin.

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Hyper connexion , addiction ?!?

overdose-du-netLa première grande  prise de conscience fut mon hyper connexion digitale…hyper connexion, addiction?  Cet été, j’ai compris que ma relation avec le net était du grand n’importe quoi. Je me suis laissée happée: mail, réseaux sociaux, blog, internet…

Saturer notre attention réduit le contrôle de notre mental. Une vie immergée dans les distractions digitales entraine une surcharge cognitive quasi constante. Une surcharge qui épuise notre maître de soi. Daniel Goleman

Tout d’abord, je me suis coupée totalement du net. Puis après ce sevrage, je me devais d’y retourner mais différemment:

  • Je ne suis plus allée sur facebook pendant deux mois (sauf sur la page facebook de mon blog pour y mettre mes photos d’instagram)
  • J’ai fait une pause de blog.
  • J’ai supprimé toutes les notifications de ma tablette et de mon smartphone.

En vacances, je relevais mes mails que 2 fois par jour et depuis que je travaille une fois de plus. Je regarde les mails pour la dernière fois vers 17h-18h. J’ai réduit considérablement la lecture de l’actualité,. Les brèves sont suffisantes ainsi que la radio.

Où j’en suis depuis que j’ai repris le travail? Je ne suis pas happée par les mails, ouste du balai l’hyper connexion et surtout j’en éprouve aucune envie. Ma tablette est moins sollicitée. Moins me connecter m’a vraiment permis d’alléger mon mental et j’ai senti que j’étais moins dispersée. Concernant mon travail, je lis et réponds à mes mails uniquement sur le lieu de mon travail. les mails pro continuent à arriver en même temps avec tous mes mails mais je ne les regarde pas .

A lire:

 

 

Nouveau cap nécessaire

Je me suis martelée pendant des jours et des jours, que je n’avais plus le choix et que je devais agir. J’ai pris conscience que de rien faire est un choix de vie, rien faire nous ne demande pas beaucoup d’énergie, c’est confortable. Mais c’est une illusion car on se perd peu à peu pour ne plus aimer sa manière de vie.
Si je ne changeais pas mon hygiène de vie, mon hygiène mentale, j’allais droit sur un mur. J’avais déjà trop attendu.

Beaucoup de choses allaient devoir changer, je devais me connecter avec mon moi et j’allais devoir être rigoureuse pour bannir mes divers polluants mentaux: le tout contrôle au travail, l’absence de lâcher prise, une narration interne trop intense, une addiction numérique, l’ambiance morose de mes compatriotes…

Un sacré challenge m’attendait.

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Prise de conscience pour un changement radical

Les ingrédients furent explosifs l’année scolaire dernière: surdose de travail, formation, prendre des responsabilités dans une association, pas de sport, des insomnies, une hyper connexion, des attentats, un avenir noirci, la noirceur des gens, la haine des autres en recrudescence…je me suis perdue, je me suis diluée, j’en ai oublié mes priorités, j’ai sûrement frôlée le burn-out. La morosité m’a envahie…Dans quel monde  va vivre ma fille? Question en boucle me hantait. Un lâcher-prise inexistant…

J’étais isolée des réseaux, des informations quand l’horreur de Nice est venue toquer à ma porte avec violence. Je m’étais voilée la face. On ne peut pas vivre comme un ermite, ce n’est pas la vraie vie.

Une première évidence : il allait falloir vivre autrement, il allait falloir se protéger mentalement si on voulait durer dans la longueur car toute cette merde allait être looongue.
Pour ma fille, il fallait retrouver de la quiétude et faire en sorte que la joie de vivre gagne sur l’angoisse. On va devoir vivre avec les attentats, le terrorisme ,mais ce n’est pas l’angoisse qui doit dicter notre vie. Je le refuse et je vais m’y atteler.

Mais il n’y avait pas que les attentats…Je m’ètais éloignée de mon âme, je m’étais fragmentée. Depuis tant d’année, je cours, je m’agite, je me mets en hyper cogitation. Depuis trop longtemps, je m’écrase sur le même mur, je suis consciente de ce qu’il m’attend chaque année mais chaque année je ne tire aucune leçon de cette manière de vivre.

En fin d’année scolaire, après mon marathon de 10 mois, j’ai su que si je continuais comme ça, j’allais droit vers un burnout ou bien j’allais détester mon boulot. La seule fautive c’est moi. J’ai essayé de gérer au mieux ma vie professionnelle et ma vie de famille  mais ce fut de l’équilibrisme permanent. Et moi dans tout ça?

L’an dernier, beaucoup d’insomnies m’ont accompagnée: trop !!! Là aussi, je suis sur un fil. Une année de plus avec ce sommeil, it’snot possible!!!!

Cet été, j’ai posé les premiers jalons pour débuter le changement, pour reprendre mon Moi en main..

LE-BONHEUR-DEMANDEFORCE-COURAGE

Une pause à durée indéterminée

Je suis arrivée au bout. Je sais que j’ai atteint mes limites. Il est temps de se recentrer, de se déconnecter le plus possible.

Quand l’inhumain est arrivé encore sur notre sol, j’étais déconnectée, j’étais sans réseau . J’étais en vacances à la montagne, coupée du monde et bien heureuse de l’être. Et puis il y a eu un coup de téléphone qui m’a appris cette énième horreur . Je n’ai su que l’essentiel et c’était déjà trop. Et nous avons continué notre séjour, déconnectés, désireux de rester dans notre bulle…loin des images, loin de l’horreur. J’ai regardé les enfants jouer…loin de cette barbarie…bien loin. Je les ai observés, je me suis imprégnée de ma fille…ils ont construit des cabanes, fait des bateaux, attrapé des têtards…ils se sont construits des mondes…des mondes sans horreur.
Cette déconnexion forcée, cette absence d’information m’ont permis de comprendre qu’il était tant de prendre le large…de rester centrer sur soi, sur sa famille, sur sa vie, sur l’essentiel. Jusqu’à quand vais-je vivre avec le minimum de connexion? Je ne sais pas…sûrement quand je serai plus distancée avec ce monde de barbare.
Peut-être que pour mieux accepter cette période violente que nous allons vivre, il va falloir apprendre à se déconnecter …pour se protéger…pour pouvoir composer avec la violence, la mort, la barbarie.
Je resterai surement sur instagram. La photo c’est ce fragment de beau que l’on immortalise. La photo c’est le regard que l’on porte sur le beau.

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Mes lectures 2016 #18

logoLecture2016En voilà un de livre qui vous tient en haleine et que vous ne pouvez pas laisser fermer. En deux jours, je l’ai lu…Captivant…Franck Thilliez est épatant, il m’inquiète quand  même un peu. Utilise-t-il des produits illicites pour écrire? Ou tout simplement est-ce un génie? Mais où va-t-il chercher son inspiration? Encore noir et machiavélique à souhait. Le lecteur est plongée dans la folie humaine, la souffrance. Certes, il y a une enquête mais ce n’est pas une enquête policière. Encore une fois, il explore le cerveau dans sa partie psychiatrique. Le fil rouge c’est Alice et ses trous noirs, ses absences.Mais le lecteur côtoie d’autres personnages qui sont tout autant intéressants. Leurs histoires s’entremêlent.

C’est mon premier coup de coeur estival. Une lecture enthousiasmante que je vous conseille vivement.

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Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. A l’hôpital de Lille, son psychiatre doit lui révéler le résultat d’un an de traitement, lui apporter cette lumière qu’elle recherche depuis si longtemps.
Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : cette photo récente de sa sœur jumelle, pourtant morte dix ans auparavant, qu’elle récupère des mains d’un immigré clandestin ; son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche et à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; cet homme retrouvé nu dans un abribus et qui semble avoir vu le diable en personne.
En un mot, Alice vient de prendre un aller simple vers la folie…

Source Babelio

 

DIY- adoucissant

Comme vous savez, je traque les perturbateurs endocriniens et j’essaye de limiter au maximum les produits chimiques. Comme dirait mon Homme, je suis passée d’une extrême à une autre. Il m’a connu avec tout un tas de produits ménagers super nocifs…Mais voilà, je suis devenue maman!

Quand j’ai eu ma fille, mon amie Vivi m’a dit « Niet les adoucissants pour le linge ». Donc pendant quelques années, il n’y avait plus d’adoucissant à la maison avec zéro produit chimique.

Et voilà, depuis quelques temps, j’en fais un, maison. Je réutilise un vieux bidon d’adoucissant (cherry on the cake, je limite les déchets). Je le remplis de vinaigre blanc (grand ami de moi) et j’y ajoute de l’huile essentielle selon mon goût (lavande, citron…) environ une trentaine de goutte. Et voilà le tour est joué, j’utilise le verre doseur du flacon.

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