Publié dans Consommation éclairée, Lecture, Pleine Conscience

Mes lectures 2017 #24

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Voilà un livre que je serai amenée à relire je l’ai beaucoup aimé.
4 sages réunis dans ce livre: un moine bouddhiste, un psychiatre, un agriculteur-philosophe et un professeur en médecine. Ces 4 personnes humanistes nous proposent de nous changer pour changer le monde.
Elles partent du principe que tout commence par nous et qu’ensuite cela permettra un changement plus global dans le monde.

Se changer et changer le monde ne sont pas deux éléments qui s’opposent, mais deux processus qui se nourrissent et se renforcent mutuellement.

Chacun partage sa vision qui nous permettra de changer notre conscience.
Il est fondamental de s’occuper de soi-même non par nombrilisme ou par égoïsme, mais pour protéger et restaurer ce qui fait notre humanité: notre intériorité.
Dans ce livre, il y a plusieurs fils rouges: la pleine conscience, la sobriété heureuse (sortir du matérialisme, de l’hyper-consommation), l’altruisme et la Terre.

Changer le monde, cela revient, de mon point de vue, à se transformer soi-même pour mieux servir les autres, tout en évitant de changer le monde de manière destructrice, en dévastant notre environnement, en exploitant les animaux et en causant la disparition de nombreuses autres espèces. Cela implique d’avoir une attitude responsable à tous les niveaux.

Matthieu Ricard

 

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Publié dans école, éducation, divers, Réflexion

Teaser: un hold-up

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Et voilà, les vacances sont là. Une nouvelle année scolaire vient de prendre fin, ma treizième waoouh!

Celle-ci ne fut pas piquée des vers, haute en couleur. La dernière période de douze semaines fut loooongue, très looongue! De plus, la canicule ne nous a pas épargnés, nous avons eu des 34° dans nos classes.

Et puis nous avons vécu un vrai hold-up. Comme ce sont les vacances, je ne vous déverserai pas tout mon ressentiment, toute mon aigreur concernant cet hold-up. Je vous en reparlerai en fin de vacances. Je vous raconterai la dernière arnaque, celle qui a permis en un claquement de doigts de revenir sur les rythmes scolaires. Le hold-up qui fait qu’en deux jours, sans réflexion aucune, il a été décidé de repasser de 4 jours et demi à 4 jours. A vomir!

Ce jour-là, j’ai su que j’avais perdu mes illusions dans  l’Education Nationale!

Publié dans apprentissage, école

De l’égo au groupe

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Eux et moi nous avons trouvé un équilibre durant cette dernière période. Des conflits ont persisté mais dans l’ensemble ils ont réussi à jouer la même partition.

La tempête s’est calmée et nous avons pu connaitre une période calme, pourtant elle fut longue.

Je crois que plus on se rapprochait de la fin, plus ils tissaient des liens chaleureux et tendres avec moi. Incontestablement, beaucoup ont peur de cette nouvelle aventure : le collège. Alors il y a eu des régressions. Dans ces moments-là, je les ai accompagnés avec plus de bienveillance.

Terribles enfants si attachants. Il y a eu des années où certains enfants étaient plus froids moins dans le lien avec moi. Ils partaient sans dire au revoir. Ils avaient traversé ma classe. Mais le cru de cette année a été haut en couleur. La plupart d’entre eux ne sont pas dans la nuance, ni dans le pastel, ce sont des couleurs vives sans compromis, sans filtre.

Depuis quelques temps, j’ai bien vu qu’il se tramait quelque chose avec mes CM2: des sourires discrets, des regards complices, des objets cachés, des enfants qui me surveillaient en récréation…La fin d’année arrivant j’ai compris qu’ils me préparaient une surprise. Comme souvent, j’ai fait ma naïve qui ne voyait rien. Je ne m’attendais pas à cela.

Un petit groupe d’enfants ont été les chefs d’orchestre d’une sacrée surprise qui m’a beaucoup touchée.

A la fin de notre spectacle de fin d’année, ils m’ont demandé de les accompagner sur scène et là, ils m’ont offert une boite à chaussures remplie de petits présents faits par eux ou achetés…beaucoup de sucreries 😉

Ils étaient vraiment très touchants.

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Publié dans apprentissage, école, éducation

Un carquois et des flèches

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Quand cette année, nous avons été confrontées au harcèlement scolaire et au climat d’école qui se détériorait…nous avons tourné et retourné la situation pour comprendre.

Les enfants avaient souvent des rapports aux autres qui relevaient du rapport de force, du rabaissement, des moqueries…Nous étions devenues le bureau des pleurs « Il m’a dit ça », « Il m’a fait ceci. » . Et toujours par bienveillance, nous nous escrimions à essayer de régler ces diverses situations. Nous avons opté pour la solution de l’adulte, c’est à l’adulte de régler cela.

Et là, j’ai écouté un podcast d’Emmanuelle Piquet « Souffrances dans la cour: mieux armer les enfants contre le harcèlement. » et là, ce fut THE révélation. Emmanuelle Piquet,  psychopraticienne en thérapie brève, fondatrice des centres chagrin scolaire, prend un tout autre angle. Pour elle, il faut que nous n’intervenions pas dans les relations entre les enfants (à part grosse problématique). Nous devons apprendre à nos enfants à tous âges (elle raconte une anecdote à la crèche) à avoir un carquois dans leur donner et apprendre à tirer des flèches (avec les mots, avec l’humour). Elle part du principe que le harcelé, s’il ne règle pas lui-même son problème, sera toujours dans cette position.

Elle est très intéressante à écouter, elle a beaucoup d’humour. Et elle s’appuie sur les cas qu’elle a été amenée à traiter.

Depuis que j’ai écouté Emmanuelle Piquet, j’essaye d’agir différemment. Quand un enfant vient se plaindre d’un autre, nous réfléchissons ce qu’il pourrait faire lui (tirer sa flèche). L’idée c’est que l’enfant se rende compte qu’en faisant bouger les lignes, cela a de fortes possibilités de marcher.

Et le deuxième effet kiss cool, l’enfant aura rempli son réservoir d’estime de soi. Il sera content de lui d’avoir agi par lui-même.

Il n’est pas facile aux adultes (parents ou enseignants) de garder une certain distance. En voulant bien faire, nous envenimons les choses car du coup, les « embêteurs » le feront avec plus de sournoiserie.

Je vous conseille la lecture de cet article: « Cette femme apprend aux enfants à riposter. »

Et voici deux des ouvrages d’Emmanuelle Piquet que je n’ai pas encore lus.

Publié dans Coup de coeur, Lecture, Pleine Conscience

Mes lectures 2017 #23

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En 2016, j’avais déjà lu ce livre, je vous avais parlé par ICI. Mais quand je le lisais, je savais que je serais amenée à le relire, c’était une évidence.

Les mois sont passés et j’ai continué à méditer et à lire sur la Pleine conscience. J’ai ressenti le désir de me replonger dans le livre de Christophe André, qui est pour moi THE livre, le livre qu’il faut avoir, le livre qu’il faut lire, il est incontournable.

Je l’ai relu avec délectation et il m’a toujours autant questionné, fait vibrer…

Il y a, dans la pleine conscience, la nécessité de se recueillir. Se recueillir, c’est se recentrer, se « réhabiter », reprendre contact avec soi-même, là où précisément beaucoup de nos actes et de nos environnements nous coupent de nous-mêmes.

Au bout de 10 mois de méditation, de vivre au mieux en Pleine Conscience, j’ai vraiment cette impression de « me réhabiter ». Je ressens mon corps, je suis encore plus mon instinct.

Vivre conscient n’est pas sans risque, et le recueillement pousse vite au désir de dépouillement, non pour s’appauvrir mais pour s’alléger.

 

Renoncer à attendre: c’est, sans doute, pour le débutant, l’aspect le plus déconcertant de la formation à la méditation de pleine conscience. Ne rien attendre, ne pas espérer que la séance soit source d’éclaircissements ou apaisements.

Il me semble que moins on attend quelque chose dans la médiation, plus on a des chances de méditer longtemps et avec régularité. Je constate que les gens qui m’entourent et qui n’arrivent pas à tenir la régularité de la médiation, qui abandonnent, sont ceux qui sont déçus, car ils attendent quelque chose…qui ne vient pas. En attendant quelque chose de la médiation, on se trouve dans autre chose que le présent, la Pleine conscience, on anticipe.

Au bout de 10 mois de médiation, cela est devenu une hygiène de vie. Le peu de fois que je ne médite pas, cela ne me va pas. C’est pareil que pour la douche, le petit-déjeuner.

 

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Publié dans apprentissage, école, être soi, Humeur

Cela ressemble à un consensus.

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Je mettais une croix pour tout jour fait dans cette classe.

J’ai beaucoup crié, je me suis beaucoup agacée contre ce groupe si compliqué. J’ai été frustrée de ne pouvoir amener tant de projets au bout.

Cette année fut parsemée de beaucoup d’agressivités, d’agitations, d’égos  surdimensionnés. Et puis il y a eu aussi à gérer des problèmes de parents. Ce fut compliqué mais j’ai réussi à séparer ma vie perso de ce chaos.
J’ai été déçue de ne pas arriver à lâcher prise quand j’étais face à eux.

Et puis un jour, eux et moi on s’est amarrés ensemble, nous sommes montés dans le même bateau . J’ai réussi à lâcher prise, nous avons plus ri, j’ai moins crié, j’ai ressenti moins d’agacement en moi. Quelque chose s’est apaisée en moi et j’ai pu créer plus de liens entre eux et moi. Ils sont toujours aussi agités, beaucoup sont à côté de la plaque.

Ce qui est fou, c’est que durant tous ces mois si compliqués, j’ai toujours su que ce groupe si « électron libre », m’estimait beaucoup. Entre eux et moi (eux et leur enseignante de référence), il y a une relation comme des maternelles avec leur maitresse ou maitre.

Peut-être qu’en cette fin d’année, le collège arrivant ils ont besoin de se rapprocher. Je sens qu’ils sont tiraillés. Quelquefois, certains me disent en souriant si je peux les garder l’an prochain. Oui, c’est indéniable, j’ai lâcher-prise en ce dernier mois d’école. Je ne ferai pas de miracle désormais, c’est un fait. Mon âme de maitresse a intégré ce paramètre.

Certains ont avancé, certains ont grandi, d’autres se sont enlisés, n’ont pas trouvé sens à l’école.

Dans cette classe, on rit, on partage des bons moments…mais aussi je leur mets encore quelques dégagés, dans ces moments-là, ils ressemblent au chat Potté.

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