Publié dans apprentissage, école, Coup de coeur, projet, Troubles des apprentissages

Mes lectures 2016 #4

logoLecture2016Aujourd’hui, je viens vous parler d’un livre très intéressant qui me fait beaucoup réfléchir actuellement. J’ai mis beaucoup de temps à le lire car j’ai pris énormément de notes. Comme vous savez, l’attitude de certains de mes élèves me questionne beaucoup.  Et puis une nouvelle piste s’est ouverte en me rapprochant des écrits de Serge Boimare.

boimare

Je ne reviendrai pas sur les raisons qui font que certains enfants sont empêchés de penser. J’en avais déjà parlé par ici.

Le rôle de la culture et du langage
La culture, dans son approche des grandes de questions fondamentales, mais aussi le langage, dans son rôle de structuration de la pensée, nous donne : deux points d’appui faciles à manier dans une classe. Ce sont deux incontournable pour mettre en place et tenir cet objectif de relance de la pensée.

(…) il est indispensable de remettre à l’honneur une transmission des savoirs sachant renouer avec les quatre principes fondamentaux de la pédagogie : intéresser, nourrir, faire parler et relier les savoirs aux questions humaines fondamentales.

La remédiation culturelle est l’idée portée par Serge Boimare mais ce n’est pas qu’une idée car Serge Boimare l’a testée auprès de collégiens en rupture (dans le livre, il nous décrit les actions menées auprès de ce groupe).

Ce que propose Serge Boimare c’est un protocole qui s’appuie sur les mythes fondateurs.

La première voie consiste à donner aux élèves les moyens de mettre des mots et des images sur ces inquiétudes qui arrivent si vite dès qu’ils sont confrontés à la démarche intellectuelle. Dans un cadre pédagogique, ces moyens ne peuvent leur être apportés que par la culture.
(…)
La deuxième voie consiste à leur proposer, après cette lecture, un temps pour échanger entre sur ce qui vient d’être lu, soit 15 à 20 minutes également. (…) Durant cet échange de paroles, chacun peut confronter son point de vue à celui des autres, échanger autour de ce qui a été entendu et compris, mais aussi et surtout autour des interrogations et des émotions mobilisées par le texte. Ce moment est avant toute chose un entraînement à s’appuyer sur le monde interne.
(…)
Il suffit désormais de prolonger la discussion par la rédaction individuelle d’un texte écrit de cinq à 10 lignes, pour reprendre une question ayant émergé du débat. (…) Ce passage à l’écrit est donc un bon moyen pour renforcer et entraîner les compétences psychiques et la capacité imageante, stimulés et mis en mouvement lors des deux premiers temps.

Le protocole se base sur une lecture quotidienne de l’enseignant, ensuite suit une phase orale de discussion autour du sens, de l’histoire, de ce que peuvent ressentir les personnages et la séance se termine par une phase d’écriture.

Les échanges que j’ai eus avec des enseignants qui s’appuient sur cette remédiation culturelle, m’ont incité à plonger dans ce projet. Leurs enthousiasmes m’ont donné envie de ressentir cette émotion que j’ai un peu perdue cette année.

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