Publié dans Vieillesse

Ce corps, cette carapace

Tes cheveux sont tout blancs désormais, te les colorer ne rimait plus à rien.
Ta main gauche est recroquevillée avec tes doigts que se plantent dans ta paume.
Ta main droite est plus libre, tes gestes sont difficiles même périlleux quand tes doigts atteignent l’oeil qui te gratte.
Ta bouche ne se ferme pas, ta langue bouge sans arrêt.
Tes yeux reflet d’une possible conscience, tes yeux lieu d’une étincelle de vie, tes yeux ce lien qui s’amarre à notre regard.

Ton odeur si différente de mon enfance, si différente de toi, vivante.
Cette odeur que j’ai tant détestée, aujourd’hui cette odeur est devenue si familière que c’en est triste.
Ton corps est maigre, ton corps est si dur qu’il en est troublant par cette rigidité cadavérique, la chaleur qui l’habite est l’indication de la vie qui continue…de la vie qui continue. Mais quelle est donc encore cette résistance qui t’habite mamy? Mais pourquoi luttes-tu? Cette vie n’est pas digne de toi.

c21334223dbc5b6b93ab90f9f6e90080

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s