Publié dans apprentissage, école, éducation, Femme d'exception, Marotte

Les femmes dans le programme

Je continue à ma manière de lutter contre les clichés fille-garçon dans ma classe, voire dans mon école. Il me semble très important de sortir de certaines représentations qui ne permettent pas l’égalité. Mais n’étant pas formée, c’est ma conviction qui me fait m’y intéresser.

Heureusement, je constate que depuis quelques années, le ministère a entamé une démarche dans ce sens.

Cette année, je m’approprie les nouveaux programmes. Chose qui ne peut pas se faire en une année. De plus, ce sont des programmes intéressants mais à la première lecture, ils furent déconcertants. Ils sont rédigés d’une manière différente…allez j’ose….de manière innovante. Cette année, au fil du temps, nous avons pu avoir en notre possession les documents d’application, d’aide à la mis en place de ce programme. (le site Eduscol est très complet)

Pour être honnête, j’ai un partie pris car j’aime ces programmes. J’ai souffert pendant des années avec  les anciens programmes, je me sentais à l’étroit et pas en adéquation avec mes convictions pédagogiques.

Comme d’habitude, toute nouveauté crée un tollé, un tsunami d’indignation. Et encore une fois, on ne montre pas que de très nombreux enseignants sont très satisfaits par ces programmes. Certes, il a fallu trouver l’angle de lecture au début.

Exemple de tollé: le prédicat
Quand est arrivé ce terme dans nos programmes, les détracteurs de Mme Najat Vallaud-belkacem s’en sont donnés à coeur joie.
Les gens « contre » ont sorti le fameux argument du nivellement par le bas « pff, horreur malheur, ils enlèvent le COD, COI pour le remplacer par le prédicat. »  Franchement, pour être professionnelle et non pas commentatrice à l’affût de dénigrer sans cesse sans savoir; sans aucun regret j’ai laissé le COD/COI de côté. Il n’a pas totalement disparu de ma classe car certains enfants connaissaient déjà ces termes. Mais voilà, quand tu passes un temps fou à faire passer la notion et que tu as une petite voix qui te dit « Maitresse, moi mon frère en cinquième il travaille sur le COD/COI comme nous » et bien moi cela m’emmerde. Je préfère installer des bases qui seront affinées au collège. Ah! oui du coup, que je vous dise, une des nombreuses raisons pour laquelle j’aime ces programmes, c’est qu’enfin on tend vers plus de cohérence entre l’école et le collège.
Pour en finir avec le prédicat, cela fait des années que les enseignants canadiens l’utilisent….et roulement de tambour…le niveau n’a pas baissé.

Peu à peu dans l’année, je m’approprie les programmes. je me suis plongée dans celui de l’histoire car il est différent. Quelle fut ma joie quand j’ai vu écrit:

Les moments historiques retenus ont pour objectif de mettre en place des repères historiques communs, élaborés progressivement et enrichis tout au long des cycles 3 et 4, qui permettent de comprendre que le monde d’aujourd’hui et la société contemporaine sont les héritiers de longs processus, de ruptures, de choix effectués par les femmes et les hommes du passé.

(…)

Comme l’objectif du cycle 3 est de construire quelques premiers grands repères de l’histoire de France, l’étude de la monarchie capétienne se centre sur le pouvoir royal, ses permanences et sur la construction territoriale du royaume de France, y compris via des jeux d’alliance, dont la mention permet de présenter aux élèves quelques figures féminines importantes : Aliénor d’Aquitaine, Anne de Bretagne, Catherine de Médicis.

Nouveaux programmes

L’an dernier, j’avais commencé à créer des fiches concernant les femmes dans l’histoire: ma première était sur « les femmes sous la Révolution française » que vous trouverez dans l’onglet « Vivent les femmes ».

Cette année, j’ai travaillé sur différents rois , j’ai élaboré une fiche sur Blanche de Castille que vous trouverez en cliquant sur l’image.

Blanche

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Un commentaire sur « Les femmes dans le programme »

  1. Moi dans ces nouveaux programmes, plus que le prédicat ce qui m’a le plus perturbé c’est le groupe supprimable mais bon on s’y fait et puis comme tu le dis les canadiens ça fait déjà un moment qu’ils utilisent ces notions et le niveau n’a pas baissé pour autant. Mais en bon francais que nous sommes, on fait de la résistance aux changements.
    Sinon, ici Lily Gai a étudié Alienor d’Aquitaine……Anne de Bretagne c’est un peu dans nos gènes 😂😉
    Monelle

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