Publié dans Lecture

Mes lectures 2017 #14

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Allez, zou on continue dans la découverte de la littérature islandaise. J’adore lire des livres d’auteurs du pays que je vais visiter. C’est une autre manière d’aborder un pays. C’est mon truc.

Cette fois-ci, grâce à ma bibliothécaire, j’ai découvert un livre islandais autre qu’un polar. Superbe découverte. L’histoire nous amène du côté des campagnes islandaises, on y côtoie les brebis et les hivers rudes.

« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible.

Et c’est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l’âpre existence qui fut la sienne tout au long d’un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gíslason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d’attention émerveillée à la nature sauvage.

source Babelio

Je ne suis pas habituée à ce genre littéraire mais j’ai beaucoup apprécié. Bjarni Gislason à 90 ans se décide d’écrire une dernière lettre, une réponse plus que tardive à son unique amour. Une histoire d’amour passionnelle, sensuelle, physique mais brève, des amours contrariés. Chacun d’eux Bjarni et Helga est marié à leur première rencontre et durant quarante ans, leurs choix de vie n’ont pas pu leur permettre de vivre pleinement cet amour.

Cette lettre n’est pas triste, elle est belle, drôle.

 Je te le dis du fond du cœur, ma Belle, je ne suis plus qu’une vieille bûche vermoulue et pourrie gisant sur le rivage du temps, d’où le ressac m’emportera bientôt. Et nul ne pleurera ma disparition. C’est bien vrai ce que disaient les anciens : on devient lâche en vieillissant.

Cette lettre m’a semblé être le moyen pour Bjarni Gislason d’être en paix et de pouvoir s’en aller en accord avec lui.

J’ai aimé apprendre les coutumes de la paysannerie islandaise de l’époque.

Je vous conseille chaudement cet ouvrage.

LaSolutionEsquimauAW

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