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Une élève parmi d’autres #8

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Elle, c’est mon petit moineau. Elle est frêle et son attitude est très souvent en attente de l’approbation, de l’encouragement.

Avec elle, je ne mets que des gants de velours .

Avec elle, j’instaure une relation douce et encourageante. Elle me semble toujours au bord de la fragilité, elle a si peu confiance en elle, elle doute.

Il y a des moments où son sourire malicieux la rend plus forte, la rend même taquine envers moi. Maintenant elle me connait, elle sait que je suis bienveillante et qu’elle peut avoir confiance.

Le Monde l’effraie, elle rêve d’être plus tard « douanière pour protéger sa famille ». Elle a peur des absences de son père, de son métier qui rime avec arme, danger…Dans sa tête, il y a quelquefois des inquiétudes qui l’empêchent d’apprendre, qui l’empêchent de réfléchir.

Quelquefois, une vague d’angoisse l’assaillie et elle se noie. Son visage m’interpelle et je lui jette vite une bouée de confiance et d’encouragement. Quelquefois, des perles de larme roulent sur ses joues avec autant de discrétion qu’elle.

Une famille fragile mais qui fait de son mieux. Une maman fragile aussi qui se débat quelquefois avec la vie et ses agitations.

Cette année, en CM2, elle va mieux, elle a l’air de reprendre un peu confiance. Peut-être qu’elle s’en durcit plus, qu’elle fait plus la part des choses. Peut-être se permettait-elle de plus vivre sa vie d’enfant?

En tout cas, j’espère qu’elle va continuer à s’épanouir pour enfin prendre son envol . J’espère qu’elle va continuer à prendre confiance en elle.

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Publié dans apprentissage, école, éducation, Marotte, projet

Un beau projet rempli de bienveillance

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Et voilà, nous venons de boucler un bien beau projet dans notre école. Nous avons eu la chance d’être une école pilote dans notre secteur pour un projet de 8 séances menées par le psychologue scolaire.

Ce projet a comme ambition de développer les compétences relationnelles et émotionnelles de nos élèves. Tous nos élèves ont bénéficié de ce projet.

L’an dernier, le psychologue scolaire avait testé son dispositif sur 6 élèves de nos CM1 que nous avions sélectionnés au préalable. Mais au bilan, nous nous sommes rendu compte qu’il était indispensable que le dispositif soit ouvert à tous et que nous, les enseignantes nous devions être impliquées dans ce projet afin de le faire vivre au quotidien.

Ce projet nous a permis d’aborder l’empathie, connaitre ses émotions aussi celles des autres. Chaque séance suivait une trame identique mais abordait un sujet différent.

Nous avons appris à adresser:

  • un compliment,
  • une demande affirmée,
  • un refus,
  • une remarque négative

J’ai établi à chaque fois une recette avec les ingrédients nécessaires pour une bonne formulation. Nous les avons affichées en classe. Chaque élève est reparti à la maison avec , enfin d’en discuter avec ses parents.

Et maintenant on s’entraine au quotidien. Dès qu’il y en a besoin, on aide à la reformulation. Nous, aussi les enseignantes, nous faisons l’effort d’utiliser les bonnes formulations.

Nous ferons un point dans quelques mois afin de voir comment tout ce beau projet a été digéré et vécu. Ce qui est sûr, c’est que nous, les enseignantes, nous sommes les seules garantes de l’épanouissement ou non de ce projet.

Certains parents se sont emparés du projet à la maison.

Ce projet m’a beaucoup enthousiasmé car il va dans le sens de ce que je rêve pour l’école.  Cela m’a redonné un peu plus d’espoir dans l’avenir.

La prochaine étape, cela serait que toutes les classes de notre groupe scolaire se lancent dans ce projet. Il y aurait une continuité de la PS au CM2. Il faudrait y associer aussi le périscolaire. I HAVE A DREAM 😉

 

 

Publié dans éducation, être soi, Etre parents, Lecture, Pleine Conscience

Mes lectures 2017 #32

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Ce livre est un doux mélange d’aide à l’éducation, de pleine conscience et de bouddhisme. Mais même si vous n’avez pas d’affinités avec le bouddhisme, ce livre peut vous intéresser et je vous le recommande.Il s’adresse aux mamans mais je pense que les papas peuvent y trouver leur compte aussi.  Sarah Napthali s’appuie sur des tranches de vie, des doutes, des difficultés avec nos enfants que nous avons tous pu connaitre en tant que maman et femme (dans le sens de compagne). Elle parle de la gestion des émotions des nôtres ou celles de nos enfants. Sarah Napthali raconte comme elle intègre la méditation dans sa vie.

Se faire du soucis est l’un des comportements les plus aptes à créer une accoutumance, obligeant notre esprit à habiter un monde futur imaginaire et sans joie. Cela ne laisse aucune place à la conscience de l’instant présent.

(…)

Bien souvent, nous apportons tant de bagages émotionnels dans une situation que nous ne voyons pas les simples faits. La méditation peut nous aider sur ce point en nous procurant de l’espace pour examiner à fond notre problème dans des conditions parfaites d’immobilité et de concentration.

Si par contre vous avez quelques affinités avec le bouddhisme comme moi, vous trouverez intéressant ce livre car elle aborde le bouddhisme de manière très claire.

En mettant l’accent sur l’impermanence, le bouddhisme nous aide dans ces moments-là à reconnaître que cette humeur passera, que nous ne resterons pas longtemps dans cet état et que nous nous pourrons être peut-être nous sentir tout à fait heureux, ne serait-ce que quelques heures plus tard; nous pouvons supporter cette situation dans l’immédiat et éviter de lui accorder une grande importance.

 

Encore un livre bienveillant, enveloppant que j’ai beaucoup apprécié.

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Publié dans Actu, éducation

l’effet « balance ton porc »

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Quand l’affaire Weinstein fut révélée, au début je l’ai regardée à la manière de « Closer ». Puis ce fut un tsunami « Weinstein », les langues se sont déliées et les femmes ont osé raconter, certaines ont enfin admis qu’elle étaient des victimes, elles se sont enfin sentis dans leur droit d’être victime.

Au milieu de ce tsunami, le hastag « balance ton porc » a mis en lumière tous ces actes de dominations masculines, d’instinct primaire…parce que c’est de ça que l’on parle.

J’ai eu l’impression que cela réveillait beaucoup de consciences. Et pas que des consciences féminines, une partie des hommes se sont rendu compte que ce n’était pas facile d’être une femme.(article «  je n’imaginais pas que c’était aussi dur d’être une femme. »)

Auparavant on avait conscience de cette violence faite aux femmes, un père a souvent peur pour sa fille, de ce qui peut lui arriver seule…Il y a des inquiétudes qu’un père a, vis à vis de sa fille qu’il n’aura pas avec un fils. Parce que tout le monde sait et tout le monde vit avec, c’est comme cela: un mec peut te balancer des remarques bien salasses dans la rue, un mec peut te peloter dans un bus, des mecs peuvent te coincer dans une rue pour t’imposer leur drague…. Et on le retrouve aussi dans certains milieux professionnels. Il y a tellement d’actes minimes à énormes qui sont là et c’est comme cela, cela fait partie du paysage.

Avec ce tsunami, j’ai fait un pas de côté et j’ai regardé et je me suis dit que c’était fou comme on peut banaliser des actes violents. C’est comme les fessées chez les enfants, c’est normal c’est un acte éducatif…

Je ne sais pas sur quoi cela va déboucher cette prise de conscience collective. « b20548d427e24d58a6dfd8a5d600e614–humour-quotes-belle »J’aimerais que cela ne retombe pas comme un soufflet, j’aimerais  penser que les lignes ont bougé. En tout cas c’est sûr, une partie (une petite partie) d’hommes ont peur pour leur virilité, pour leur domination. Cette minorité fait du bruit, cette minorité est à gerber. Quand on voit qu’une journaliste se fait menacer de tout et d’horreur parce qu’elle s’est révoltée contre une campagne de haine à l’encontre de deux militants féministes menée depuis le forum Blabla 18-25 du site jeuxvideo.com.  (article ICI)

Certains hommes ont peur et deviennent agressifs devant cette prise de conscience collective. Ils ont peur que la femme les dominent. Ils pensent en rapport de force, en domination. Mais franchement c’est une erreur cette étroitesse d’esprit. Le combat féministe est juste un combat pour obtenir l’égalité, le respect et non pas pour que les femmes dominent. L’homme et la femme sont complémentaires. Ce qui marche dans une équipe, c’est le mélange: l’homme et la femme n’abordent pas les problèmes de la même manière et c’est une force.

Il y a encore du boulot dans notre pays pour le respect envers les femmes. Mais il faut avoir conscience que tout se joue durant l’enfance, l’adolescence. L’éducation des enfants est la clé de voûte. Les parents de garçons ont un devoir majeur de les sensibiliser au respect des femmes.  Je trouve assez pertinent l’article  »Comment éduquer son fils pour qu’il ne vire pas «sale porc» »Comment éduquer son fils pour qu’il ne vire pas «sale porc»? ».

Alors non, il n’y aura pas de chasse à l’homme et vive les jeux de séduction. Mais dans la séduction, le jeu se joue à deux et arrêtons de banaliser toutes contraintes.

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Publié dans apprentissage, école, éducation, être soi, Etre parents, GirlyMowgli, Réflexion

Sacrifice sur l’autel de la performance?

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Les zatypiques – épisode 2

C’est donc à nous, parents, de nous demander si sacrifier le bonheur de notre enfant sur l’autel de la performance et de la conformité vaut vraiment le peine. Nous restons les meilleurs supporters de nos enfants. si nous arrêtons de croire en eux, il sera difficile pour eux de croire en eux-mêmes. Nous entendons trop d’adultes dirent qu’il faut habituer les enfants à souffrir car l’employeur ne leur fera pas de cadeau. Aïe! Ouch! Cela veut-il dire qu’il faille les casser pour en faire des adultes dociles qui fileront droit et seront conformes aux attentes patronales dans le but d’assurer la sécurité de l’emploi? Ne vaut-il mieux pas aider nos enfants à cultiver et renforcer leur confiance en eux pour en faire des adultes capables d’affronter une réalité du travail difficile? N’est-il pas d’aider nos enfants et encore plus ceux qui sont atypiques à nourrir leur créativité, à aiguiser leur regard, à être en relation, à oser entreprendre et à développer leurs talents pour en faire des adultes audacieux, responsables, libres et heureux?

Je vais rester uniquement du côté de la mère dans ce post.

Je trouve qu’il faut être bien camepé dans ses baskets de parents pour ne pas se laisser emporter par les sirènes de la performance ou celle de la conformité. Mais d’un autre côté, on n’a pas le choix de faire barrage à ces sirènes si nous voulons que nos enfants soient les plus heureux possibles.

Certes, c’est facile pour moi de vous dire cela car ma fille est en CE1 et elle ne rencontre, à ce jour, aucune difficulté scolaire et elle est très scolaire. Peut-être que dans quelques années, il me sera peut-être plus difficile de ne pas résister aux sirènes de la performance…peut-être.

Aujourd’hui, l’école ne garantit plus l’accès un travail…c’est terminé et cela ne le sera jamais plus. C’est comme cela. Notre enfant qu’on aura poussé  pour qu’il fasse des études pourra se trouver au chômage et en plus, malheureux.

Je ne sais pas si ma fille sera heureuse dans une entreprise qui est de plus en plus inhumaine. Peut-être sera-t-elle bien plus heureuse en étant bergère…je rigole…Quoique.

Au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas quel métier pourra la rendre heureuse. Mais aujourd’hui, je n’ai absolument pas envie de la pousser plus qu’il en faut dans son travail scolaire.

Alors est-ce qu’elle est bien dans ses baskets d’écolière car nous avons  une exigence moyenne (le papa un peu plus peut-être) et aucune concernant la performance? ou bien a-t-elle un bon niveau uniquement grâce à ses capacités et à son tempérament? Je ne sais pas et je m’en fous.

Quand je vais la chercher à l’école, je lui pose toujours la question sur le temps périscolaire « C’était sympa l’activité que tu as faite? ». Quelquefois, je lui demande de me dire un truc qu’elle a bien aimé dans sa journée. Comme elle est très scolaire (et que sa maman est maitresse), elle raconte sa journée…elle trie bien évidemment. Mais il y a des jours où elle est atteinte d’amnésie, c’est comme ça, on passe à autre chose.

Aux réunions de rentrée (de la classe de GirlyMowgli), je sens bien comme certains parents sont tendus, je plains leur gosse.

Non, nous ne sommes pas des parents « laxistes », « je m’en foutiste », non on peut être des parents chiants (si vous l’entendez souffler !!). Nous avons des exigences, des valeurs sur lesquelles on ne déroge pas:

  • Face à la difficulté, on n’abandonne pas.
  • On travaille avec sérieux (cuisine, bricolage, devoir…), avec rigueur.
  • On assume ses erreurs. et on les répare …

 

Nous ne savons de quoi sera fait l’avenir,

alors ne leur pourrissons pas trop leur enfance.

Publié dans apprentissage, école, éducation, Etre parents

En panne de confiance en soi

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Je ne peux que constater d’année en année qu’il y a un bien grand nombre d’enfants qui ne sont pas très bien dans leurs baskets. Beaucoup d’enfants sont en panne de confiance de soi, ne s’estiment pas bien. Cela interpelle.

Comme je dis, toujours à ma réunion de rentrée, si un enfant n’est pas bien dans sa tête, il y aura très peu de chance qu’il puisse s’investir dans ses apprentissages.

Quelques exemples vécus illustrant mon propos:

  • Lui, il était en classe mais il espérait que sa maman n’ait pas un malaise seule chez elle. Elle était atteinte d’épilepsie, Lors de crise, elle tombait raide parterre et souvent se cassait quelque chose.
  • Elle, elle a un papa militaire qui pourrait aller dans un pays pour combattre ou être amené à intervenir lors d’attentat. Son papa lui a dit qu’il ne fallait pas aller à la mer car sûrement qu’il y aurait un terroriste qui cache une arme sous sa serviette.
  • Lui, son papa a décidé de tirer un trait sur ses enfants. Il n’est plus jamais venu chercher ses enfants donc la maman a dû demander à la justice d’enlever son autorité parentale.
  • Lui, il ne peut pas lire dû à une grande dyslexie et il échoue dans quasiment toutes les matières.
  • Lui, il a des parents divorcés qui se déchirent donc il fait tampon.
  • Elle, elle ne veut pas être un problème pour sa famille comme son frère ainé. Alors elle vise la perfection.
  • Lui, en CM2, on le protège de tout, on ne lui laisse rien faire car on pense qu’il va échouer. La mère se mêle de tout jusqu’à, à intervenir dans ses conflits avec ses camarades.

Je vous cite des exemples frais, des enfants stressés pour diverses raisons. En tant que professionnels, nous ne pouvons pas faire comme si cela n’existait. Nous devons avoir les mêmes exigences, le cadre est le même, mais l’approche sera différente. On peut discuter avec ses enfants, compatir et agir avec eux afin que ce stress diminue. Bien évidemment que les parents doivent être partie prenante. C’est ce qu’on appelle la co-éducation: trouver ensemble quel moyen on peut apporter à l’enfant pour l’alléger dans son stress.

Nous avons besoin dans notre vie d’un seuil minimal de stress. Il peut être créé par des objectifs accessibles et stimulants, des échéances réalistes, des changements voulus, en cohérence avec le projet de vie, les valeurs, les capacités de chacun. C’est alors une énergie positive nécessaire à la mobilisation des ressources, à la motivation, à la performance.
Cependant, nous pouvons être soumis à un autre type de stress. Il émane de situations ressenties comme menaçantes, contraignantes ou déplaisantes, ou nous avons l’impression de ne pas disposer des ressources nécessaires pour y répondre. C’est alors un stress négatif qui induit une diminution des performances et mène à l’épuisement. Ce stress est le plus grand ennemi du cerveau. Il affecte l’hippocampe qui est le lieu de la mémoire et de l’apprentissage.
Publié dans apprentissage, école, éducation

Envie d’empathie, de non-violence

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Après avoir eu besoin de gérer trop souvent du harcèlement scolaire dans mon école, après être entrain de trop souvent gérer des conflits violents dans la cour (surtout en verbal et en agressivité), j’en suis arrivée à être insatisfaite de nos actions. Une impression de tourner en rond. Un goût amer d’insatisfaction.

J’ai envie de plus d’empathie, j’ai envie de plus de paix dans notre microcosme : l’école.

Certains diront que l’école ne peut pas tout faire et ne peut pas combler les manques des familles. D’autres diront que les actions menées par l’école si elles ne sont pas relayées dans les familles, cela ne servira à rien. He bien moi, ces remarques ne me satisfont pas. L’école a vraiment un rôle à jouer dans l’acquisition de compétences autres que disciplinaires.

I have a dream. Dans chaque école, dès la petite section, on développerait des compétences relationnelles et émotionnelles de nos élèves et cela chaque année. Et qu’en prime, les adultes de l’école seraient très investis dans ce projet et seraient très vigilants dans leur attitude et comportement. Ce seraient tous des adultes bienveillants.

Je suis convaincue que si les enseignants se relevaient les manches, ils pourraient permettre à leurs élèves d’être des futurs adultes heureux. Rien que ça! Allez-vous m’objecter. Et moi, je vous réponds « oui ». Bien évidemment que beaucoup de familles jouent ce rôle-là avec leurs enfants. Mais d’autres ont des vies de famille pas toujours simples ou éloignées de l’essentiel.

Alors bien évidemment mon doux rêve ne pourra se faire sans les familles. Il y a une réelle nécessité à faire rentrer les parents dans nos écoles. Nous sommes des partenaires et non des adversaires. C’est terminé l’école de Jules Ferry qui s’attribuait une mission éducative qu’elle estimait non être remplie par les familles. L’école de cette époque avait le désir d’éloigner les enfants des croyances familiales.

Ce temps-là est révolu ainsi que ces missions.
Rencontrer les parents, c’est se donner les moyens de mieux comprendre ce qui peut freiner l’engagement ou contrarier l’apprentissage. L’élève est sensible à la convergence des intentions à son égard, y compris si les façons de le manifester sont diverses.
(…)
Plutôt que de porter des jugements hâtifs sur leurs comportements. Il me semble judicieux de s’efforcer de comprendre leur logique. Il revient aux enseignants de faire le premier pas.
(…)
Prendre le temps d’écouter le point de vue des parents est le meilleur moyen pour qu’ils acceptent en retour d’entendre le nôtre.
Jacques Bernardin