Publié dans apprentissage, école, être soi, Humeur

Cela ressemble à un consensus.

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Je mettais une croix pour tout jour fait dans cette classe.

J’ai beaucoup crié, je me suis beaucoup agacée contre ce groupe si compliqué. J’ai été frustrée de ne pouvoir amener tant de projets au bout.

Cette année fut parsemée de beaucoup d’agressivités, d’agitations, d’égos  surdimensionnés. Et puis il y a eu aussi à gérer des problèmes de parents. Ce fut compliqué mais j’ai réussi à séparer ma vie perso de ce chaos.
J’ai été déçue de ne pas arriver à lâcher prise quand j’étais face à eux.

Et puis un jour, eux et moi on s’est amarrés ensemble, nous sommes montés dans le même bateau . J’ai réussi à lâcher prise, nous avons plus ri, j’ai moins crié, j’ai ressenti moins d’agacement en moi. Quelque chose s’est apaisée en moi et j’ai pu créer plus de liens entre eux et moi. Ils sont toujours aussi agités, beaucoup sont à côté de la plaque.

Ce qui est fou, c’est que durant tous ces mois si compliqués, j’ai toujours su que ce groupe si « électron libre », m’estimait beaucoup. Entre eux et moi (eux et leur enseignante de référence), il y a une relation comme des maternelles avec leur maitresse ou maitre.

Peut-être qu’en cette fin d’année, le collège arrivant ils ont besoin de se rapprocher. Je sens qu’ils sont tiraillés. Quelquefois, certains me disent en souriant si je peux les garder l’an prochain. Oui, c’est indéniable, j’ai lâcher-prise en ce dernier mois d’école. Je ne ferai pas de miracle désormais, c’est un fait. Mon âme de maitresse a intégré ce paramètre.

Certains ont avancé, certains ont grandi, d’autres se sont enlisés, n’ont pas trouvé sens à l’école.

Dans cette classe, on rit, on partage des bons moments…mais aussi je leur mets encore quelques dégagés, dans ces moments-là, ils ressemblent au chat Potté.

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Publié dans école, Humeur

Dans une classe, c’est cela aussi…

 

Chaque jour, je me félicite de m’être lancée dans la pleine conscience depuis aout.
Chaque jour, je me gratifie de méditer tous les matins.
Chaque jour, je ne regrette pas mon choix d’avoir mis entre parenthèses ma formation pour obtenir le CAFIPEMF.
Chaque jour, je suis reconnaissante d’avoir un mari, une enfant, une famille qui me remplissent de bonheur, de joie.
Car sinon, sans aucun doute, j’aurais explosé en plein vol. J’aurais jeté l’éponge dans ma classe, j’aurais tiré ma révérence « professionnelle »…j’aurais abdiqué face à eux, face à ces élèves si incontrôlables, si déconcertants


Chaque jour dans ma classe, j’arrive avec l’intention de lâcher prise mais en vain…le ton monte. Quelquefois, je les regarde sans un son, je les observe et je me demande par quel bout les prendre.
Mon noyau dur, mon noyau égocentrique « ne peut travailler » que le matin, ils n’ont pas la capacité attentionnelle pour tenir plus. Ils n’ont pas l’envie d’avancer plus que ça dans leurs apprentissages. Ils agissent toujours par pulsion, par désir. Ils n’ont pas le frein « je contiens ma frustration ».
Ils bougent beaucoup, se déplacent, cumulent divers objets sur leur table, autour de leur bureau une pollution visuelle. Je passe mes journées à faire ranger…

Je suis très en colère car je ne maitrise pas la situation.
Je fulmine car je piétine dans le travail, c’est aux forceps que j’arrive au bout…quand j’y arrive.
Je suis en colère car il est dur de finaliser les projets de cette année, le travail est bâclé.
Je trouve injuste cette situation pour les autres enfants, ceux qui ont appris à nager en eaux troubles, ceux qui savent travailler dans cette ambiance bruyante.
Je ressens souvent de la colère contre eux, émotion qui laisse un goût amer.
Alors chaque jour quand j’aperçois un rayon de soleil dans ma classe, je m’y accroche tel un naufrager s’accrochant à tout objet flottant qui lui permettra de ne pas sombrer.
Alors chaque jour, j’essaye de sourire, j’essaye de distiller ma marque de fabrique: de l’humour.
J’appréhende la dernière période de l’école, elle va être très longue et parsemée de longs weekend (moments où les rythmes des enfants sont trop souvent complétement déréglés).
Heureusement que dans ma vie personnelle j’ai plein de projets qui m’enchantent.
Heureusement que la plupart du temps, j’arrive à séparer ma vie de classe et ma vie personnelle.
Je suis ravie de réussir à appliquer ce que j’apprends grâce à la pleine conscience.
Le miracle morning m’oxygène aussi.

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Publié dans Actu, être soi, Humeur, Réflexion

Prise de conscience pour un changement radical

Les ingrédients furent explosifs l’année scolaire dernière: surdose de travail, formation, prendre des responsabilités dans une association, pas de sport, des insomnies, une hyper connexion, des attentats, un avenir noirci, la noirceur des gens, la haine des autres en recrudescence…je me suis perdue, je me suis diluée, j’en ai oublié mes priorités, j’ai sûrement frôlée le burn-out. La morosité m’a envahie…Dans quel monde  va vivre ma fille? Question en boucle me hantait. Un lâcher-prise inexistant…

J’étais isolée des réseaux, des informations quand l’horreur de Nice est venue toquer à ma porte avec violence. Je m’étais voilée la face. On ne peut pas vivre comme un ermite, ce n’est pas la vraie vie.

Une première évidence : il allait falloir vivre autrement, il allait falloir se protéger mentalement si on voulait durer dans la longueur car toute cette merde allait être looongue.
Pour ma fille, il fallait retrouver de la quiétude et faire en sorte que la joie de vivre gagne sur l’angoisse. On va devoir vivre avec les attentats, le terrorisme ,mais ce n’est pas l’angoisse qui doit dicter notre vie. Je le refuse et je vais m’y atteler.

Mais il n’y avait pas que les attentats…Je m’ètais éloignée de mon âme, je m’étais fragmentée. Depuis tant d’année, je cours, je m’agite, je me mets en hyper cogitation. Depuis trop longtemps, je m’écrase sur le même mur, je suis consciente de ce qu’il m’attend chaque année mais chaque année je ne tire aucune leçon de cette manière de vivre.

En fin d’année scolaire, après mon marathon de 10 mois, j’ai su que si je continuais comme ça, j’allais droit vers un burnout ou bien j’allais détester mon boulot. La seule fautive c’est moi. J’ai essayé de gérer au mieux ma vie professionnelle et ma vie de famille  mais ce fut de l’équilibrisme permanent. Et moi dans tout ça?

L’an dernier, beaucoup d’insomnies m’ont accompagnée: trop !!! Là aussi, je suis sur un fil. Une année de plus avec ce sommeil, it’snot possible!!!!

Cet été, j’ai posé les premiers jalons pour débuter le changement, pour reprendre mon Moi en main..

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Publié dans Actu, être soi, divers, Humeur, Réflexion

Une pause à durée indéterminée

Je suis arrivée au bout. Je sais que j’ai atteint mes limites. Il est temps de se recentrer, de se déconnecter le plus possible.

Quand l’inhumain est arrivé encore sur notre sol, j’étais déconnectée, j’étais sans réseau . J’étais en vacances à la montagne, coupée du monde et bien heureuse de l’être. Et puis il y a eu un coup de téléphone qui m’a appris cette énième horreur . Je n’ai su que l’essentiel et c’était déjà trop. Et nous avons continué notre séjour, déconnectés, désireux de rester dans notre bulle…loin des images, loin de l’horreur. J’ai regardé les enfants jouer…loin de cette barbarie…bien loin. Je les ai observés, je me suis imprégnée de ma fille…ils ont construit des cabanes, fait des bateaux, attrapé des têtards…ils se sont construits des mondes…des mondes sans horreur.
Cette déconnexion forcée, cette absence d’information m’ont permis de comprendre qu’il était tant de prendre le large…de rester centrer sur soi, sur sa famille, sur sa vie, sur l’essentiel. Jusqu’à quand vais-je vivre avec le minimum de connexion? Je ne sais pas…sûrement quand je serai plus distancée avec ce monde de barbare.
Peut-être que pour mieux accepter cette période violente que nous allons vivre, il va falloir apprendre à se déconnecter …pour se protéger…pour pouvoir composer avec la violence, la mort, la barbarie.
Je resterai surement sur instagram. La photo c’est ce fragment de beau que l’on immortalise. La photo c’est le regard que l’on porte sur le beau.

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Publié dans être soi, Humeur, projet

Une vie qui bouge

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Il est évident qu’en restant toujours au même endroit, en faisant le même boulot, en restant bien calé dans nos habitudes, la magie ne se produira pas.

Sortir de sa zone de confort permet aussi de faire de nouvelles rencontres, permet de se confronter à de nouveaux challenges. Les challenges nous font grandir, nous améliorent. Quoi de plus ennuyeux que de faire toujours les mêmes choses comme une histoire sans fin…certes avec un enfant, le mot « ennuyé » n’est pas forcément approprié.

J’ai le projet de changer au niveau de mon travail, c’est pour cela que je me suis lancée dans une formation …qui est énergivore…mais bon, c’est comme ça! Souvent, le doute m’assaillit « Serais-je capable d’aller jusqu’au bout? »…that is the question!

Quelquefois, je rêve de tout plaquer (pas l’enfant et pas le mari bien évidemment). Me lancer dans une nouvelle vie professionnelle dans un autre endroit voire dans un autre pays…alors c’est sûr je m’éloignerais très très loin de ma zone de confort. Bon…comme je le dis.. »Je rêve. »

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Publié dans être soi, Humeur

Petit coup de mou par-ci par-là

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Moins par ici est signe de coup de mou, de baisse d’entrain, de baisse d’inspiration. Quelquefois, je me dis « Tiens, je vais écrire ça sur le blog »…et puis, je n’ai pas la motivation, pas envie d’ouvrir mon ordinateur.

Un petit coup de mou me traverse, m’habite, …une année scolaire un peu plus compliquée par le boulot, par la formation …Souvent, je me dis que j’aimerais avoir des journées de plus de 24 heures pour avoir quelques heures pour moi, pour glandouiller. Me suis-je mise la barre haute cette année? Peut-être.

Cette année scolaire n’est pas non plus un bon cru pour mon sommeil. Mes nuits ne sont pas de bonne qualité et trop souvent courtes. Quelle merde ces insomnies tout de même!

Peut-être que l’ambiance générale n’aide pas non plus. J’en ai marre de prévoir, d’organiser, de faire des TO Do list…j’aimerais être maternée.

Je ne lis plus, je ne blogue pas beaucoup, mais je continue tout de même à faire des zentangles, cela m’apaise. Je me suis remise à faire des photos et cela me fait du bien…de regarder le monde avec le filtre de la beauté.

L’oral de mon examen est terminé et une pression s’en allait avec. Mais ces mois tendus depuis fin août m’ont fait l’effet d’un boomerang, ils me sont revenus en pleine de tête. Un coup de mou m’a siège.

Il va bien falloir me secouer, agiter mon petit corps.

Publié dans école, être soi, citation, Humeur, projet

L’accouchement sera difficile

Cette année, je me suis engagée dans une formation professionnalisante qui va durer au minimum 2 ans.
J’y pensais depuis quelques temps, mon inspectrice en m’incitant à passer cette formation a scellé mon destin. Au bout de 11 ans d’enseignement dont 10 dans une minuscule école rurale, il y avait une nécessité d’un grand coup de pied aux fesses, il fallait que je me mette en danger, que je sorte de ma zone de confort.
C’est fait! Et ce n’est pas triste! Cette formation en même tant que mes multiples casquettes : enseignante, directrice et maitre d’accueil temporaire m’ébranle. Je ne suis pas certaine d’être à la hauteur. Je doute souvent.

La première étape pour passer l’épreuve d’admissibilité est une étape rédactionnelle: un rapport d’activité de 5 pages. Dans ce rapport, je dois démontrer mes capacités à prétendre au poste de formatrice. Une analyse réflexive de ma pratique est attendue et cette analyse doit être au travers du prisme des compétences d’un formateur.
Évidemment en 5 pages, je ne peux pas être exhaustive et ça, c’est une première difficulté. Comme cette formation a été modifiée, ce rapport d’activité est une nouveauté donc nous allons essuyer les plâtres. L’accouchement de ce rapport se fait aux forceps: quoi écrire, comment l’écrire, ne pas rester dans le descriptif…J’ai du mal à voir dans quelle direction je dois aller.
J’ai bien tenté de le faire durant cette période mais la fatigue et le rythme de la semaine ne furent pas motivants..
Durant ces vacances, il faut que j’avance au maximum car le délai est court car ce rapport doit être rendu début février.
Je ne sais pas si je vais pouvoir tenir le challenge mais sans aucun , le chemin va être chaotique.

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